Quelles perspectives pour l’immobilier résidentiel?

Par Edmond de Rothschild

  • Selon l’équipe de recherche économique d’Edmond de Rothschild, la croissance des prix de l’immobilier résidentiel pourrait rester soutenue en Allemagne, alors qu’elle devrait fléchir en France.
  • Si une stabilisation est attendue en Suisse, les prix devraient progresser au Royaume-Uni dans le cas où un Brexit sans accord serait évité.
  • Les conditions de crédit avantageuses et, dans une moindre mesure, la croissance économique et l’inflation, ont soutenu la hausse des marchés immobiliers ces dernières années.

 

UN FOCUS SUR Quatre pays

L’équipe de recherche économique d’Edmond de Rothschild a analysé la contribution des différentes variables économiques à la progression des prix de l’immobilier depuis 2000. Elle en tire des perspectives d’évolution dans un avenir proche pour quatre marchés résidentiels nationaux : la Suisse, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni.

« Les perspectives suggérées par notre analyse indiquent que les prix de l’immobilier résidentiel resteraient relativement stables en Suisse, alors qu’ils progresseraient encore à un rythme élevé en Allemagne, mais de façon moins soutenue. En France, la croissance des prix commencerait à fléchir. Au Royaume-Uni, les prix pourraient augmenter, sauf en cas de Brexit sans accord », souligne Jean-Christophe Delfim, économiste zone euro, recherche marchés immobiliers chez Edmond de Rothschild.

Les résultats de l’étude indiquent dans l’ensemble une large contribution des conditions de crédit (volumes de crédit et taux d’intérêt hypothécaires) à la hausse des prix, ainsi qu’un soutien régulier, mais d’une moindre ampleur de la croissance économique et de l’inflation.

Jean-Christophe Delfim note aussi que le taux de logements vacants tend à avoir une influence plus marquée depuis quelques années.

 

PERSPECTIVES DETAILLEES

L’étude, qui contient un chapitre complet pour les quatre grands pays en question, établit des perspectives détaillées à court terme pour chacun d’entre eux :

  • En Suisse, le modèle suggère que les prix resteraient plutôt stables jusqu’au T4 2020. Ils se contracteraient encore légèrement jusqu’à la fin de l’année 2019, de sorte que la moyenne de croissance en glissement annuel sur cette année serait de -0.35%. Ensuite, les prix tendraient à se redresser légèrement à partir du second trimestre 2020 conduisant à une croissance de 0.4% sur l’année.
  • En Allemagne, les prix devraient continuer de progresser jusqu’au T4 2020 à un rythme comparable à celui observé sur les trois dernières années. Le taux de croissance moyen serait de 7.6% en 2019, notamment grâce aux très bonnes performances des deux premiers trimestres (8.0% et 8.8% respectivement). La progression des prix serait ensuite un peu moins soutenue à 6.4% en 2020.
  • En France, la hausse devrait conserver un rythme proche de celui observé en 2017 et 2018, avec une progression de 3.1% en glissement annuel moyen en 2019. En revanche, l’augmentation des prix se ferait plus modérée en 2020 à 2.86% en moyenne.
  • Au Royaume-Uni, le modèle indique que les prix de l’immobilier résidentiel augmenteraient en glissement annuel moyen de 0.5% en 2019 et de 1.9% en 2020. En cas de Brexit sans accord, la contraction maximale médiane des prix serait de 10% (entre -12.3% et -5.7% selon l’intervalle de confiance).

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